Comment éviter les abus du dépannage à domicile ?

Une panne en relation avec l’électricité, la plomberie et la serrurerie est toujours imprévisible. Le dépannage à domicile est une solution pour les particuliers se trouvant dans cette situation de panne. Cependant, certains professionnels abusent de cette situation d’urgence en facturant à leurs clients des sommes astronomiques lors de leurs interventions et ces abus se répandent de plus en plus. Mais comment éviter les abus du dépannage à domicile? Des mesures d’accompagnements ont été mises en place par le gouvernement pour remédier à ce problème.

Les consignes de la DGCCRF (Direction Général de La Concurrence et de la Répression des Fraudes) pour éviter les arnaques

Tout d’abord, il faut être patient et ne pas se précipiter tout en restant vigilant sur le choix du dépanneur. Mieux vaut établir au préalable une liste de prestataires en fonction des pannes possibles en privilégiant le bouche à oreille de votre entourage ou des réseaux professionnels préalablement identifiés. Ensuite, demandez toujours un devis comportant les mentions obligatoires comme le coût de la main d’œuvre, le coût des pièces de rechanges, les frais de déplacement. Toutefois, pour faire jouer la concurrence, il est fortement conseillé de comparer les prix et les prestations à travers les devis établis par ces professionnels. Par ailleurs, refusez des réparations sur le motif qu’elles seront prises en charge par votre assureur ainsi que les prestations supplémentaires que le dépanneur propose d’effectuer plus tard. De plus, il ne faut jamais donner les pièces remplacées ou annoncées comme défectueuses, conservez-les car il se pourrait que ce soit des pièces utilisables et peuvent même être vendues. Enfin, il serait préférable d’avoir un double de vos clés chez une personne de confiance pour plus de sécurité et pour éviter les frais exorbitants de dépannage urgent d’un serrurier.

Comment éviter les abus du dépannage à domicile ?

Une campagne de prévention pour éviter ce genre d’abus

« Faites vous dépanner, pas arnaquer », telle est la devise pour protéger les consommateurs de ces facturations exorbitantes. Cette campagne de prévention et d’information des consommateurs sur le dépannage à domicile a pour objectif d’éviter les abus des professionnels effectuant un dépannage urgent à domicile. Cette campagne consiste aussi à conscientiser les consommateurs de son pouvoir et ses droits. D’après les statistiques et selon la DGCCRF, environ 54% des entreprises étaient en infraction ces deux dernières années et l’activité de dépannage à domicile représente près de 67% du volume total de plaintes enregistrées sur le secteur du BTP. Notons toutefois que ces pratiques abusives portent préjudice à la fois aux consommateurs et aux professionnels concernés exerçant avec professionnalisme.

De nouvelles obligations sur l’affichage des prix

Selon un arrêté publié au journal officiel du 24 janvier 2017, l’affichage du prix des prestations de dépannage dans le secteur du bâtiment est obligatoire à partir du 1er avril 2017. Les prix proposés par les professionnels doivent figurer sur son site internet et doivent être visibles à l’intérieur et à l’extérieur des locaux où les clients sont reçus. L’arrêté précise également que le professionnel doit remettre au client un devis détaillé comportant les mentions obligatoires s’y afférant, que ce soit conclu en établissement commercial ou en dehors de celui-ci. En ce qui concerne les prestations visées par l’arrêté, il s’agit des prestations de dépannage, de réparation et d’entretien dans le secteur du bâtiment et de l’équipement de la maison ; des opérations de changement de pièces, ou d’appareils en relation avec ces prestations ; enfin des prestations couvertes par des paiements forfaitaires lors des renouvellements des contrats d’entretiens ou de services après vente.

Si les prix à afficher diffèrent pour les professionnels à domicile, ils doivent respecter une série d’obligations dont la délivrance d’une note pour une prestation supérieure à 25 euros par exemple. Aussi, selon un article du code pénal, profiter de l’ignorance du client est passible de 3 ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende.


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